Comment faire un montage vidéo : nos conseils et notre choix de logiciels

Post production vidéo

Le montage vidéo est une activité qui réunit la technique, la créativité, l’intelligence et l’affinité visuelles et artistiques, la patience. Dans cet article nous allons partager avec vous certaines connaissances et astuces ainsi que notre choix de logiciels de montage vidéo gratuits et payants.

Certains pensent qu’il suffit de trouver un bon logiciel de montage qui fera par magie et en quelques clics une vidéo de qualité, un film professionnel.

Un bon logiciel est nécessaire, certes. Mais derrière chaque belle vidéo professionnelle il y a des belles images, la maîtrise des techniques de narration et de montage, des raccords de plans, des effets, de l’audio, de la colorimétrie etc.

Faire un montage vidéo professionnel ce n’est pas juste coller des images l’une après l’autre et ajouter une musique d’ambiance. Il y a beaucoup de travail pour éditer une vidéo de manière professionnelle et efficace, pour donner du sens, de l’émotion à l’histoire racontée.

PRÉPARER LE MONTAGE VIDÉO

La préparation ou le dérushage est la première étape du processus de montage vidéo. Elle demande du temps, de la patience, de l’attention … et du café ;). C’est une étape fastidieuse mais elle permet d’avoir une vision globale des images à monter. Le mieux est de prendre des notes et de classer les différents rushes dans des dossiers par thèmes ou chronologiquement. Cela vous aidera par la suite à construire vos séquences. Pour rappel : un plan est une prise de vue alors qu’une séquence est un ensemble de plans tournés au même moment et dans un même lieu.

Production audiovisuelle

FAIRE UN MONTAGE VIDÉO

Quand vous utilisez un logiciel de montage, vous commencez par créer un projet qui contient l’ensemble des éléments nécessaires à l’élaboration de votre film. Ce sont vos médias (vidéos, visuels, musiques, sons d’ambiance…) et la timeline (la frise chronologique matérialisant le découpage de vos plans et leur enchainement avec effets, textes…). Généralement, on trouve un chutier qui contient tous vos rushes et médias. 

La gestion de rushes volumineux (en multicam, 360 ou 4K) exige des ressources matérielles considérables. Nous vous conseillons de passer par l’usage de proxys. Les proxys sont des versions basse définition de vos fichiers originaux. Ces derniers sont convertis (mais conservés) au cours d’un long processus (de quelques minutes à plusieurs heures selon vos rushes). Ce sera plus rapide d’effectuer un montage (avec titres, effets, transitions…) avec ces proxys.

NOS 7 CONSEILS POUR UN MONTAGE VIDÉO RÉUSSI

  1. Ne montez pas les vidéos de manière trop serrée
    Pour éviter l’enchaînement trop rapide d’idées différentes, il est important de faire une pause entre celles que vous allez présenter. Votre discours sera plus facile à suivre pour vos spectateurs.
  1. Utilisez des titres, des graphiques, des illustrations
    Comment faire un montage vidéo qui vous permette de garder l’attention de vos spectateurs ? Utilisez des supports visuels. Ils sont toujours utiles pour faciliter la compréhension de vos vidéos. Ils permettent de guider et de situer le spectateur dans le déroulement de vos idées.
  2. Soyez sobres dans les transitions
    Très souvent, lorsqu’on découvre les logiciels de montage, on a envie de placer dans ses vidéos toutes sortes de transition. Cela aboutit à une vidéo qui manque d’unité et qui fatigue l’oeil.
  3. Utilisez la musique à bon escient
    La musique peut dynamiser votre vidéo. Mais il n’est pas nécessaire de mettre de la musique sur toute la vidéo, car cela pourrait lasser le spectateur. Ajustez les plans au rythme de la musique.
  4. Changez les cadrages
    En règle générale, évitez les plans trop longs et trop statiques qui vont lasser le spectateur. Au bout de 10 à 15 secondes, les gens commencent à s’ennuyer.
  5. N’oubliez pas la colorimétrie
    Modifiez le rendu de votre vidéo avec des réglages. Faites des tests en augmentant par exemple la luminosité, ou en rajoutant des nuances de couleurs. Faites attention à reproduire ces réglages sur la totalité de la vidéo.
  6. Respectez les raccords des plans
    Les raccords sont un équivalent de la ponctuation. Voici pourquoi nous y consacrons ci-dessous un sous-chapitre entier.
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LES RACCORDS DANS L’AUDIOVISUEL

Raccord filmique

Il implique la matière même du film, la lumière et le son :

  • Raccord lumière — Tous les paramètres concernant la lumière peuvent faire l’objet d’un raccord : direction, intensité, couleur, etc.
  • Raccord sur le son — Ce que l’on entend dans un plan se poursuit dans le plan suivant.

Raccord spatial

  • Raccord de direction — Un déplacement a lieu dans un plan et se poursuit dans la même direction dans le plan suivant (doit respecter la règle des 180°). Peut s’effectuer sur la même action ou une action différente.
  • Raccord de mouvement — Un mouvement commencé dans un plan se poursuit dans le plan suivant.
  • Raccord de positionnement — Déterminer d’abord l’angle général pour l’ensemble de la séquence et penser ensuite les autres cadrages qui devront respecter l’angle général.
  • Raccord  panoramique — Un plan se termine par un panoramique dans un sens; le plan suivant commence lui aussi par un panoramique de même orientation.

Raccord optique

  • Raccord dans l’axe — Deux plans de grosseurs différentes se succèdent dans le même axe de visée, qu’il s’agisse d’un rapprochement ou d’un éloignement. Doit respecter la règle des 30°.
  • Raccord regard — Permet de lier un plan où quelqu’un regarde, à un autre où l’on voit l’objet regardé situé le plus souvent hors-champ.
  • Champ et contrechamp — Permet, par exemple, de montrer successivement deux personnes se faisant face, en mélangeant le raccord de regard et la règle des 180° (les personnages gardent le regard dirigé l’un vers l’autre pour éviter les faux-raccords).
  • Montage formel — Les plans se succèdent selon la présence d’un élément particulier : objet, couleur, forme, ressemblance, contraste des actions, etc.
  • Faux raccord  — Incohérence entre deux plans (direction des regards, couleur des vêtements, maquillage, position des objets, mouvements contraires, etc.).  Peut-être utilisé comme technique de montage à part entière, comme dans la technique du jump cut.

Montage temporel

  • Montage cut — Les scène sont coupées puis montées bout à bout, sans effet d’enchaînement spécifique.
  • Montage chronologique — Montre les scènes dans l’ordre chronologique du récit.
  • Jump Cut (ou raccord plan sur plan) — Effet de rupture volontaire dans la succession des plans en supprimant des images, sans pour autant changer d’axe ou d’échelle. Permet de faire un saut dans l’action, dynamise une action trop longue.
  • Montage alterné — deux plans (ou plus) projetés l’un après l’autre évoquent la simultanéité des actions (ou des rapports de cause à effet). Plus les plans sont courts et plus le suspens sera intense.
  • Flashback (analepse) — Retour en arrière dans la chronologie pour montrer des actions qui ont eu lieu dans le passé. Très utilisé.
  • Flashforward (prolepse) — Anticipation temporelle montrant des plans situés plus loin dans le temps. Peu utilisé.
  • Ellipse de temps — Un film dure rarement le même temps que l’histoire qu’il raconte. En supprimant certains passages, on peut éliminer les temps morts et les actions superflues. Peut être implicite ou explicite (notamment si l’ellipse est longue).
  • Montage accéléré — En accélérant les images, à l’inverse de l’ellipse, un plan peut durer moins longtemps que l’histoire qu’il raconte.
  • Montage au ralenti — Grâce au ralenti, on peut dilater le temps.
  • Montage par répétition — Une même action peut être vue sous des angles différents ou selon le point de vue de personnes différentes.
  • Arrêt sur image — L’histoire est arrêtée, mais le récit peut continuer.

Effet de montage

  • Montage associatif (ou par analogie) — Deux scènes apparemment sans rapport sont présentées l’une après l’autre dans l’intention de provoquer des associations d’idées.
  • Montage parallèle — Alternance de plans montrant des séries d’actions non simultanées pour mettre en évidence une comparaison, une contradiction, une opposition ou une notion symbolique.
  • Montage de remplacement — Des scènes sont remplacées par des scènes symboliques ou allégoriques.
  • Split-screen — L’écran est divisé en plusieurs parties, montrant chacune un plan différent.
  • Plan de coupe — Plan inséré entre deux scènes pour montrer un changement de contexte ou pour éviter un raccord malheureux.
  • Plan séquence — Séquence filmée en un seul plan, sans coupe ni raccord, donc.
  • Montage en accolade — Plusieurs plans montrent le même sujet. Exemple avec la guerre : usine d’armement, entraînement des soldats, décollage des avions, chute des bombes.
  • Raccord au flou — On termine un plan par un flou et on commence le suivant par… un flou.
  • Raccord  volet — Alternative au fondu enchaîné, le volet permet de passer d’une scène à une autre. Une partie de l’image est balayée par une autre, par la droite, la gauche, le haut ou le bas.
  • Raccord  volet naturel — On profite qu’un objet masque totalement l’objectif au premier plan pour attaquer le suivant par un fond noir.
  • Effets rythmiques — La durée de chaque plan et/ou séquence peut être également porteuse de sens (accélération du montage, par exemple).

MONTAGE VIDÉO : LES LOGICIELS PROFESSIONNELS

Ces logiciels sont destinés au montage professionnel des vidéos. Si vous démarrez dans cette activité et ne disposez que d’un petit budget, sachez qu’il existe également de très nombreux logiciels gratuits. Sur PC ou smartphone, ces outils vous permettront de réaliser vos premières éditions de vidéos, d’ajouter des filtres, des titres, des transitions et vous initier à l’art du montage vidéo, sans dépenser d’argent.

LES LOGICIELS DE MONTAGE GRATUITS

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